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Team building original : le battle de compliments en entreprise

Deux collègues s’affrontent au micro, en rimes, chacun parlant de l’autre. Une activité de cohésion d’équipe où les gens se disent enfin quelque chose — et dont on reparle des semaines après.

FormatDe deux heures à une demi-journée
JaugeDe 6 à 30 personnes, au-delà en sous-groupes
MatérielUne salle, des feuilles, un micro si la salle est grande
DéplacementPartout en France, chiffré au projet

Toutes les activités proposées aux entreprises promettent de renforcer la cohésion. Très peu disent par quel mécanisme. Un escape game, un atelier cuisine, un parcours en forêt mettent les collaborateurs côte à côte devant une tâche : on passe un bon moment, et personne n’apprend rien sur personne. Une équipe ne devient pas soudée parce qu’elle a fait quelque chose ensemble — elle le devient quand ses membres se disent quelque chose.

Ce que ça produit

Pourquoi ce format déplace une équipe

Souder un collectif qui vient de se formerUne promotion, une équipe projet, deux services qui fusionnent. Pour complimenter quelqu'un avec précision, il faut l'avoir écouté d'abord — le format oblige à aller chercher de la matière sur l'autre, et il en donne l'excuse.
Faire entendre ce que personne ne ditLa reconnaissance au travail est renvoyée à l'entretien annuel, en face-à-face et sans témoin. Ici, elle se dit devant le groupe — et ce qui a été dit publiquement existe ensuite pour toute l'équipe.
Changer la posture d’une salleAprès une matinée de présentations, l'attention tombe. Une animation qui se regarde ne règle rien : la salle reçoit encore. En dix minutes, ce sont les participants qui produisent.
Donner une place à ceux qu’on n’entend pasL'exercice ne récompense ni l'ancienneté, ni le niveau hiérarchique, ni l'aisance habituelle en réunion. Il arrive régulièrement que le passage le plus fort vienne de quelqu'un qu'on n'écoutait pas.

D’où vient le format

Le battle de compliments est né sur la scène bordelaise, et je le pratique comme artiste avant de l’animer. Ce n’est pas un jeu d’animation emprunté à un catalogue : c’est une discipline de scène, transposée en atelier. C’est ce qui fait qu’il tient devant un public d’adultes qui n’avaient aucune envie d’écrire en arrivant.

Avec des adultes, concrètement

Chez Citizschool, à Darwin, j’ai mené trois heures avec treize jeunes adultes en service civique : un collectif formé depuis deux jours, et la cohésion comme commande explicite. C’est le temps d’échange entre adversaires qui a porté la séance — celui qu’on sacrifie à tort pour gagner dix minutes d’écriture.

Les occasions

Quand le programmer

Comment ça se passe

De votre message au jour J

Vous décrivez votre contexte

L'occasion, la taille du groupe, le créneau dont vous disposez et ce que vous attendez de ce moment. Trois lignes suffisent pour commencer.

Je vous propose un format

Deux heures de découverte, trois à quatre heures pour que chacun monte au micro, une demi-journée si le projet va jusqu'à une scène devant un public.

Le devis, après un échange

Le simulateur donne un ordre de grandeur immédiat. Le devis officiel s'établit ensuite, une fois le format calé.

Le jour venu

Je passe en premier, debout, sans introduction. Le cadre est posé en dix minutes. Puis le groupe écrit, et tout le monde monte au micro.

Et les autres ateliers ?

J’anime aussi des ateliers slam, des ateliers rap et des ateliers d’éloquence — ce dernier quand l’enjeu est la prise de parole en réunion ou en public plutôt que la cohésion. Mais pour une équipe réunie quelques heures, le battle de compliments est le format qui produit le plus en moins de temps.

Questions fréquentes

Deux personnes s'affrontent au micro, en rimes, chacune parlant de l'autre. C'est la mécanique d'un battle de rap — le clash, la punchline, la répartie — avec la cible retournée : au lieu de rabaisser l'autre, on dit du bien de lui. Ce qui compte, c'est ce que chacun arrive à dire de l'autre : quelque chose de vrai, amené avec du style, et volontiers extrapolé.

Non. La rime se travaille en second temps, avec des outils que je fournis, et les textes sont courts. L'exercice ne mesure pas le talent littéraire : il mesure l'attention portée à l'autre. C'est souvent celui qui annonce « moi je ne sais pas écrire » qui sort la meilleure punchline.

C'est la situation normale, pas l'exception : personne n'arrive en séminaire en espérant écrire des rimes. Ce qui emporte l'adhésion n'est pas l'explication de l'intérêt de l'exercice, c'est la démonstration des premières minutes.

Le cadre est posé avant le premier round : on ne parle pas du physique, on ne vise personne par la négative, on applaudit tout le monde pareil. Dans ma pratique, ces règles n'ont jamais eu à être rappelées deux fois — parce que tout l'exercice consiste à trouver ce qu'il y a de bon chez l'autre.

Oui, et c'est souvent là qu'il est le plus intéressant — à une condition : que le manager joue comme les autres. Un responsable qui monte au micro change ce que l'équipe s'autorise à tenter. S'il reste assis à regarder, l'effet s'inverse.

Une trentaine pour que chacun monte au micro dans une demi-journée. Au-delà, on travaille en sous-groupes et la restitution devant l'assemblée réunit les meilleurs rounds. Le facteur limitant n'est pas l'écriture, c'est le temps de passage.

Oui. Les frais de déplacement et, le cas échéant, l'hébergement se chiffrent à part, au barème kilométrique ou aux frais réels selon le projet.

Vous représentez une autre structure ?

Décrivez-moi votre équipe et votre créneau

L’occasion, le nombre de personnes, le temps dont vous disposez. Je réponds avec un format adapté et une proposition chiffrée. Le simulateur vous donne un ordre de grandeur avant même qu’on se parle.