Atelier de prise de parole en entreprise, par le slam
La plupart des formations à la prise de parole consacrent l'essentiel du temps à expliquer comment parler. Ce qui fait progresser, c'est le nombre de fois où l'on passe devant les autres — et le retour qu'on reçoit juste après. Voici un atelier construit sur ce principe.
Auteur : Esope · Intervenant slam : Esope
Prendre la parole en réunion, présenter un projet, défendre un budget, pitcher devant un comité : ce sont des gestes professionnels quotidiens, et presque personne n'a été formé à les faire. Quand une formation existe, elle est souvent construite comme un cours — beaucoup de théorie, quelques exercices, peu de passages.
Ce qui fait progresser quelqu'un à l'oral, c'est de passer souvent et d'être repris juste après. Tout le reste est secondaire. C'est le principe que j'applique, et il vient d'une pratique de scène plutôt que d'un référentiel : je suis champion de France de slam-poésie, et j'ai préparé des étudiants au concours Eloquentia.
Ce que l’atelier travaille
- Le trac, nommé en premier. Tant qu'il n'est pas dit, chacun croit être le seul à l'avoir — et c'est cette croyance, plus que le trac lui-même, qui empêche de se lancer. Une fois posé, il devient un sujet de travail : respiration, appuis, regard.
- Le fond avant la forme. Un propos flou dit avec assurance reste flou. On travaille d'abord ce qu'on veut dire et dans quel ordre, puis la manière de le dire.
- Le rythme et le silence. C'est ce que le slam apporte de plus directement transférable : l'impact d'une phrase tient à la respiration qui la précède, pas au volume.
- Le corps. Où se mettre, quoi faire de ses mains, comment regarder une salle sans fixer une personne.
Comment se déroule une séance
Le déroulé est simple et il ne change pas : on écrit court, on passe, on reprend, on repasse. Le temps de parole de chacun est l'unité de mesure de l'atelier, pas le nombre de notions abordées.
Je passe moi-même en premier, debout, sans introduction. Un groupe qui n'a pas vu ne sait pas ce qu'on lui demande — et demander à des adultes de se découvrir devant leurs collègues sans l'avoir fait soi-même devant eux ne fonctionne pas.
Les formats
- Trois heures : une initiation, ou un renfort juste avant une échéance quand les supports existent déjà et qu'il reste à les rendre percutants.
- Six heures, en une journée : de la découverte à une prise de parole tenue. C'est le format le plus efficace quand une date approche.
- Un parcours étalé quand la montée en compétence doit s'installer dans la durée.
Le point à anticiper n'est pas matériel : chacun doit passer plusieurs fois. L'effectif ne change pas le tarif horaire, mais il change le volume nécessaire — vingt participants demandent plus d'heures que dix pour le même résultat. C'est pourquoi je recommande des groupes d'une douzaine de personnes au maximum.
Organiser un atelier
Le détail de l'offre est sur la page battle de compliments en entreprise. Le tarif dépend de la structure qui organise, du format et de la durée. Pour connaître mes tarifs, c'est dans le simulateur de devis : quelques questions, un ordre de grandeur immédiat, et un devis officiel établi après un échange. Je me déplace partout en France.
Le détail de la méthode est écrit dans le guide complet des ateliers d'éloquence. Je propose également des ateliers slam et rap, et un battle de compliments quand l'objectif penche vers la cohésion plutôt que vers l'oral.