Team building original : le battle de compliments

« Quelque chose d'original, cette fois. » La demande revient chaque année, et elle dit toujours la même chose : l'équipe a déjà fait le tour du catalogue, et personne n'a envie de refaire un escape game. Voici ce qui distingue une activité réellement différente d'une variante de plus.

Auteur : Esope · Intervenant slam : Esope

Le marché du team building est saturé de formats qui se ressemblent. Ils se répartissent en trois familles — la performance, la production, la dégustation — et au bout de quelques années, une équipe les a toutes essayées. D'où la demande, chaque fois plus pressante, de « quelque chose d'original ».

Le piège, c'est que l'originalité se cherche souvent du mauvais côté : on change de décor, de thème ou d'accessoire, et on garde la même mécanique. Un escape game sur le thème de l'Égypte reste un escape game. Ce qui rend une activité différente, ce n'est pas son habillage, c'est ce qu'elle demande aux participants.

Pourquoi les équipes se lassent

  • La mécanique est toujours la même. On résout, on fabrique ou on consomme. Dans les trois cas, l'attention est sur l'objet, pas sur les personnes.
  • Les mêmes gagnent. Les formats de performance récompensent les mêmes profils que le quotidien — les rapides, les compétiteurs, les à l'aise. Ceux qui sont en retrait au bureau le restent à l'escape game.
  • Il ne reste rien. Trois semaines plus tard, il reste une photo de groupe. Personne ne sait rien de nouveau sur personne.
  • C'est souvent cher pour ce que c'est. La logistique, le transport, la privatisation pèsent plus lourd que le contenu.

Ce qu’un format vraiment original doit réunir

Quatre critères, et ils sont exigeants pris ensemble.

  • Personne ne l'a déjà fait. Pas une variante : une mécanique que l'équipe ne connaît pas.
  • Le quotidien n'y donne pas d'avantage. Ni le statut, ni l'ancienneté, ni l'aisance en réunion ne doivent déterminer qui réussit.
  • Ça produit de l'information sur les gens. À la fin, chacun sait quelque chose qu'il ignorait sur ses collègues.
  • Ça se raconte. Une activité dont on reparle est une activité qui a laissé une trace.

Le format que je propose

Un battle de compliments : deux collègues s'affrontent au micro, en rimes, chacun parlant de l'autre. C'est un battle de rap dont on a retourné la cible — on ne rabaisse pas, on valorise, et on gagne en valorisant mieux.

Sur les quatre critères :

  • Personne ne l'a fait. Le format vient de la scène bordelaise, porté par bordelaise. Il ne figure dans aucun catalogue de séminaire.
  • Aucun avantage acquis. Ni l'ancienneté, ni le poste, ni l'habitude de parler en réunion ne servent. Ce qui sert, c'est d'avoir écouté ses collègues.
  • Beaucoup d'information. Pour complimenter avec précision, il faut aller chercher de la matière — le format donne l'excuse de poser des questions qu'on ne pose jamais.
  • Ça se raconte longtemps, parce qu'il s'est dit des choses précises sur des personnes précises, devant tout le monde.

Ce que ça demande, concrètement

Moins qu'un format logistique : une salle, des feuilles, des stylos, un micro et une enceinte au-delà d'une vingtaine de personnes. Pas de transport, pas de privatisation de lieu, pas de matériel spécifique. Trois à quatre heures suffisent pour que chacun écrive et monte au micro ; deux heures font une découverte dans un créneau de séminaire.

Aucune compétence préalable n'est demandée. C'est même souvent celui qui annonce « moi je ne sais pas écrire » qui sort la meilleure punchline — parce que l'exercice ne mesure pas le talent littéraire, il mesure l'attention portée à l'autre.

Organiser une animation

Le détail de l'offre est sur la page battle de compliments en entreprise. Le tarif dépend de la structure qui organise, du format et de la durée. Pour connaître mes tarifs, c'est dans le simulateur de devis : quelques questions suffisent pour obtenir un ordre de grandeur, et le devis officiel s'établit après un échange. Je me déplace partout en France.

Selon l'objectif, je propose aussi des ateliers slam, des ateliers rap et des ateliers d'éloquence — mais pour un team building, le battle de compliments reste la proposition la plus efficace.

Faire venir un intervenant

Esope intervient depuis 2016 en collège, en lycée, en école, en structure jeunesse et en établissement médico-social. Champion de France de slam, agréé par l’Éducation nationale.

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