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Battle de compliments

Le battle de rap, retourné : deux artistes s'affrontent à coups d'éloges devant un public qui encourage.

PublicTout public
Format typeProjet de 10 h en moyenne
Jauge30 personnes maximum
RestitutionScène de battle + battle d'Esope contre un·e collègue

Une discipline insolite qui met le verbe à l'honneur dans un exercice rhétorique positif. Le principe est simple, la mécanique redoutable : elle emprunte aux codes de la vanne et de la punchline pour les retourner en éloge. Et contrairement à ce qu'on imagine, rien ne s'improvise — les textes s'écrivent et se retravaillent avant de passer devant les autres.

Comment se déroule un parcours

Poser les règles

Deux adversaires, un temps donné, un public qui encourage. Les mêmes codes que le battle de rap, avec une seule inversion : on ne cherche pas à démolir, on cherche à flatter.

Travailler le mot fort

Le verbe, la verve, l'image qui frappe. On cherche l'adjectif juste plutôt que l'adjectif fort — et on apprend surtout à peser ses mots : un compliment mal ajusté tombe à plat aussi sûrement qu'une vanne ratée.

Écrire ses punchlines

Chacun écrit, relit, corrige. C'est un atelier d'écriture avant d'être un exercice de scène : la répartie se prépare, et c'est ce travail en amont qui la rend vive le jour du passage.

Passer en binôme

Les face-à-face s'enchaînent, courts et rythmés. Le public crie à chaque punchline valorisante : c'est lui qui porte l'énergie de la salle, et personne n'est noté.

Finir par un vrai battle

Je clôture le parcours par un battle contre un·e collègue, devant le groupe. Voir des professionnels se prêter à l'exercice qu'on vient de vivre change le regard qu'on porte sur son propre passage.

Les objectifs travaillés

ÉloquenceAcquérir des compétences en diction, intonation et expression corporelle : se présenter, parler à un public, gérer le stress.
ConfianceAffirmer un point de vue, une création ou une idée, dans un climat qui renforce l'estime de soi en toute bienveillance.
PartageS'exprimer sur les plans personnel et émotionnel, extérioriser opinions et ressentis, libérer la parole.
OralitéMettre en voix les textes et assurer une prise de parole en public : échange avec le public, appropriation de l'espace scénique, souffle.

Le battle

Le battle est un héritage direct de la culture hip-hop, où deux MC s'affrontent verbalement devant un public. Le battle de compliments en conserve la forme — le face-à-face, le rythme, l'énergie collective — en inversant l'intention. Les textes sont écrits et travaillés en amont : on y affine le verbe, la verve et le mot fort, et on apprend à peser ses mots.

Et côté équipe pédagogique

C'est le format le plus demandé en médiation et en cohésion de groupe. Il désamorce les moqueries en en détournant les codes, et fonctionne particulièrement bien en début d'année ou à la suite d'un conflit de classe. Le travail d'écriture qu'il demande en fait aussi un vrai support de français.

Le public qui encourage pendant un battle de compliments

Questions fréquentes

Ce qu'on me demande le plus souvent avant de lancer un projet battle de compliments.

Un face-à-face verbal emprunté aux battles de rap, avec une seule inversion : au lieu de chercher à démolir l'autre, on cherche à le valoriser. Mêmes codes, même énergie, même public qui réagit — mais chaque punchline est un éloge.

Non, et c'est la surprise de l'atelier : tout est écrit. On travaille le verbe, la verve et le mot fort, on réécrit, on affûte. C'est un atelier d'écriture avant d'être un exercice de scène, et c'est justement ce travail en amont qui rend la répartie vive le jour du passage.

C'est exactement ce que la forme désamorce, en détournant les codes de la vanne. On apprend à peser ses mots : un compliment mal ajusté tombe à plat aussi sûrement qu'une vanne ratée. Le public n'est pas un jury — il encourage, et il crie à chaque punchline valorisante.

L'atelier fonctionne avec tout public. Il est particulièrement efficace avec les groupes où la moquerie tient une place, ce qui le rend souvent pertinent dès la fin du primaire et sur tout le collège — mais il marche aussi très bien avec des adultes, en cohésion d'équipe.

Oui, une découverte tient en quelques heures. Le format complet, autour de 10 h, laisse le temps d'écrire vraiment, de réécrire et de préparer une scène de fin. Sur un format court, on garde l'écriture et le passage, sans la phase de réécriture.

Oui. Il vous suffit de me contacter pour discuter de votre projet : l'offre est disponible sur la plateforme ADAGE quelques heures après notre échange. Je suis également agréé par l'Éducation nationale.

Les autres interventions

Donnez à vos élèves l'envie des mots

Plus de 300 ateliers menés et 5 000 participants rencontrés, dans toute la France. Décrivez-moi votre contexte, je réponds avec une proposition adaptée.

Le parcours

Esope

Depuis l'adolescence, j'ai voulu construire des projets en lien avec le slam et le rap. Je ne savais pas quoi ni comment, mais je voulais faire des choses. Faire des choses non seulement pour alimenter et partager ma passion, mais également pour grandir et vivre avec elle.

Au cours de mon parcours, j'ai saisi toutes les opportunités qui s'offraient à moi. J'ai écumé les scènes slam, enregistré des chansons de rap, publié un recueil, organisé des visites en poésie de lieux culturels et même défendu ma verve au Rap Contenders.

Aujourd'hui, je trouve beaucoup de plaisir à faire des conférences, des ateliers slam ou des formations d'éloquence. J'essaye toujours de partager ce que je sais en étant le plus créatif et pertinent possible. À travers l'enseignement, j'ai aussi trouvé une façon de continuellement apprendre.

Transmettre est un mot qui pourrait définir la vision de mon métier. Via des ateliers slam ou des performances artistiques, c'est exactement ça que je fais : transmettre.

Prix et distinctions

Générer de l'ambition

Très souvent, mes ateliers se déroulent dans une classe qui n'a jamais pratiqué l'écriture poétique. Pour beaucoup, réussir à écrire un texte de slam n'est même pas envisageable. L'ambition est une construction sociale, elle est liée à notre culture. La bonne nouvelle, c'est que si c'est culturel, c'est quelque chose qu'on peut apprendre, former et construire.

Le manifeste

Créer un espace bienveillant qui permet aux jeunes de s'exprimer en toute liberté.

  1. Atelier non conventionnel Bien que la forme soit scolaire, mon attitude est celle d'un intervenant extérieur.
  2. Pratiquer pour comprendre L'élève devient auteur et orateur, mais aussi spectateur attentif des autres créations.
  3. Plus aucune hiérarchie Les cartes sont redistribuées pour que la pression scolaire ne freine pas l'écriture.
  4. Célébrer le courage Pas d'applaudissements, pas d'art. L'élève doit être conscient de la mission accomplie.