Slam et battle de compliments avec les 5e, au collège Albert-Camus d’Eysines
Au collège Albert-Camus d'Eysines, les 5e ont suivi huit heures d'atelier slam et battle de compliments, quatre heures sur deux jours. Un gros travail sur les punchlines — métaphore, comparaison, amplification — et sur les rimes.
Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope
Huit heures au collège Albert-Camus d'Eysines, réparties en deux journées de quatre heures, avec des classes de 5e — et deux formats menés de front : le slam et le battle de compliments.
Le contexte : beaucoup d’élèves, beaucoup d’énergie
Un effectif important et une vraie envie de participer : c'est le genre de configuration où l'émulation fait la moitié du travail. Les élèves se sont prêtés au jeu dès les premiers exercices, ce qui a permis d'aller plus loin sur la technique que ce que huit heures laissent habituellement espérer.
Le déroulement des deux journées
Quatre heures par jour, à deux jours d'intervalle. Ce découpage laisse une nuit entre les deux temps forts, ce qui compte plus qu'on ne croit : les punchlines écrites le premier jour sont réévaluées à froid le second, et beaucoup sont réécrites. Le premier jour construit la matière, le second la trie.
Les techniques travaillées
Un gros travail sur les punchlines, à base de métaphore, de comparaison et d'amplification — les trois outils qui font qu'un compliment devient imparable plutôt que banal. Et beaucoup de travail sur les rimes, parce que c'est ce qui donne à une phrase sa capacité à rester dans l'oreille du public.
Ce que les élèves ont travaillé
Le battle de compliments oblige à observer l'autre avant d'écrire sur lui. C'est un exercice de regard autant que d'écriture, et il produit dans une classe de 5e des effets que le slam seul ne produit pas : on ne parle plus de soi, on parle de quelqu'un qui est dans la salle et qui écoute.
Le moment marquant
La restitution s'est tenue à l'occasion de la semaine du bien-être de l'établissement. Le battle de compliments y trouve sa place naturelle : c'est un dispositif qui travaille explicitement le regard porté sur l'autre, et l'inscrire dans un temps fort de l'établissement lui donne un sens qui dépasse l'atelier.
Ce que ce projet a permis d’explorer
Associer les deux formats dans un même parcours donne un projet plus complet qu'un atelier unique. Si votre collège de Gironde prépare une semaine à thème, parlons de ce qu'on peut y inscrire.