Une masterclass slam pour le concours Eloquentia, à KEDGE Bordeaux

À KEDGE Bordeaux, une quinzaine d'étudiants préparaient le concours Eloquentia. Quatre heures de masterclass slam pour qu'ils puisent dans cet art de quoi enrichir leur discours — parce que « slam » veut dire claquer, et qu'un concours d'éloquence se gagne aussi comme ça.

Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope

Illustration au trait d’un intervenant en pleine démonstration devant un groupe
Slam veut dire claquer : pour un concours d’éloquence, c’est exactement le sujet.

Une quinzaine d'étudiants de KEDGE Bordeaux préparant le concours Eloquentia, et quatre heures de masterclass slam pour enrichir leur discours. Deux disciplines qu'on croit éloignées et qui travaillent exactement la même matière.

Le contexte : pourquoi un slameur dans une école de commerce

Un concours d'éloquence se joue sur la construction d'un propos, mais il se gagne sur autre chose : l'impact. En anglais, « slam » signifie claquer. Pour un concours comme Eloquentia, claquer le public n'est pas un supplément d'âme, c'est le cœur de l'exercice — et c'est précisément ce que le slam travaille en permanence.

Le déroulement de la masterclass

Quatre heures pour transmettre un maximum de techniques propres au slam, avec une consigne claire : ils ne viennent pas apprendre à écrire du slam, ils viennent chercher de quoi rendre leur discours plus vivant. On a donc travaillé ce qui se transpose — le rythme, la force des mots, la construction d'une montée, la place du silence.

Illustration au trait d’un groupe d’étudiants debout, en discussion

Les techniques travaillées

Le schéma de rimes intérieures, qui donne à une phrase sa mémorabilité sans qu'on entende la rime. L'allitération, qui martèle une idée. L'image concrète, qui remplace trois phrases d'abstraction. Et surtout la mise en voix : où respirer, où ralentir, où laisser tomber le silence avant la chute. Ce sont les outils du slam, ce sont aussi ceux des grands orateurs.

Ce que les étudiants ont travaillé

La différence entre un discours correct et un discours qui reste. À ce niveau, tous savent construire un argumentaire ; peu savent le rendre physiquement présent dans une salle. C'est exactement l'espace où l'éloquence et le slam se rejoignent, et c'est ce que quatre heures permettent d'ouvrir.

Illustration au trait d’un orateur face à un public nombreux

Le moment marquant

Le basculement se produit quand un étudiant reprend un passage de son propre discours en appliquant une technique de slam, et entend la différence dans la salle. À partir de là, il ne s'agit plus d'un atelier d'artiste invité : c'est un outil qu'il emporte au concours.

Ce que ce projet a permis d’explorer

Le croisement slam-éloquence est une des interventions qui se transposent le mieux à l'enseignement supérieur. Si votre école ou votre université prépare un concours d'éloquence, parlons de la masterclass.

Vous souhaitez imaginer un projet similaire ?

Esope conçoit des ateliers de slam, d'écriture, de poésie, de rap et d'éloquence adaptés aux publics, aux objectifs et au contexte de chaque structure.

Les autres projets