Un concours d’éloquence en ligne de mire, au lycée Bertran de Born

Au lycée Bertran de Born, à Périgueux, une classe s'est lancée dans six heures d'atelier éloquence d'un seul coup, de l'initiation jusqu'à la déclamation — un projet pensé pour un concours d'éloquence et pour le bac.

Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope

Illustration au trait d’un lycéen de dos, seul face au micro sous un projecteur
La déclamation, point d’arrivée des six heures d’atelier.

Le lycée Bertran de Born, à Périgueux, a misé sur un format concentré pour son atelier d'éloquence : six heures d'un coup, avec une seule classe, de l'initiation jusqu'à la déclamation. Un projet pensé pour préparer un concours d'éloquence — et, plus largement, les épreuves orales du bac.

Le contexte : un projet calé sur deux échéances réelles

Une classe qui prépare à la fois un concours d'éloquence et le bac n'a pas besoin qu'on lui explique pourquoi bien parler compte : l'enjeu est déjà là, concret, daté. Mon rôle a consisté à construire, en six heures, un parcours complet — de la découverte du format à un premier passage abouti — plutôt qu'une simple initiation qui resterait sans suite.

Le déroulement de la journée

Six heures d'un coup, c'est un format qui ne laisse pas de place à l'attente : on entre dans le vif du sujet dès les premières minutes. La matinée a été consacrée à poser les bases — placement de voix, regard, gestion du trac — avant de passer à la construction d'un propos et à son écriture. L'après-midi a basculé vers la mise en voix et les premiers passages, jusqu'à un temps de déclamation individuelle en fin de journée.

Illustration au trait d’un intervenant devant une classe de lycée, rangées de tables face à lui

Les techniques travaillées

Le travail a suivi la progression classique de l'éloquence — structurer une pensée, choisir ses mots, tenir sa voix, occuper le silence — mais sur un rythme resserré qui a demandé d'aller plus vite sur chaque étape que sur un format étalé. La déclamation finale a servi de fil rouge dès la première heure : chaque exercice visait ce moment-là.

Ce que les élèves ont travaillé

Cette journée a permis de travailler la prise de parole dans des conditions proches de celles d'un oral d'examen : peu de temps de préparation, un passage individuel, un jury attentif. Pour une classe qui vise à la fois un concours et le bac, cette proximité avec les conditions réelles compte au moins autant que le contenu technique.

Illustration au trait d’une lycéenne penchée sur son cahier, en train d’écrire

Le moment marquant

La déclamation de fin de journée a fonctionné comme une vraie répétition générale : chacun est passé devant la classe entière, dans les conditions les plus proches possible de ce qui les attend au concours. Voir des élèves qui n'avaient jamais pris la parole en public le matin tenir une déclamation construite l'après-midi même a confirmé qu'un format concentré peut aller très loin en une seule journée.

Ce que ce projet a permis d’explorer

Cette journée a confirmé qu'un format concentré, loin d'être un pis-aller, peut construire une vraie progression quand chaque étape vise clairement le moment final. Si votre établissement prépare un concours d'éloquence ou une échéance orale précise, parlons du format qui conviendrait.

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Esope conçoit des ateliers de slam, d'écriture, de poésie, de rap et d'éloquence adaptés aux publics, aux objectifs et au contexte de chaque structure.

Les autres projets

Le parcours

Esope

Depuis l'adolescence, j'ai voulu construire des projets en lien avec le slam et le rap. Je ne savais pas quoi ni comment, mais je voulais faire des choses. Faire des choses non seulement pour alimenter et partager ma passion, mais également pour grandir et vivre avec elle.

Au cours de mon parcours, j'ai saisi toutes les opportunités qui s'offraient à moi. J'ai écumé les scènes slam, enregistré des chansons de rap, publié un recueil, organisé des visites en poésie de lieux culturels et même défendu ma verve au Rap Contenders.

Aujourd'hui, je trouve beaucoup de plaisir à faire des conférences, des ateliers slam ou des formations d'éloquence. J'essaye toujours de partager ce que je sais en étant le plus créatif et pertinent possible. À travers l'enseignement, j'ai aussi trouvé une façon de continuellement apprendre.

Transmettre est un mot qui pourrait définir la vision de mon métier. Via des ateliers slam ou des performances artistiques, c'est exactement ça que je fais : transmettre.

Prix et distinctions

Générer de l'ambition

Très souvent, mes ateliers se déroulent dans une classe qui n'a jamais pratiqué l'écriture poétique. Pour beaucoup, réussir à écrire un texte de slam n'est même pas envisageable. L'ambition est une construction sociale, elle est liée à notre culture. La bonne nouvelle, c'est que si c'est culturel, c'est quelque chose qu'on peut apprendre, former et construire.

Esope sur scène, souriant, le bras tendu vers le public
Sur scène. C'est de là que vient tout ce que je transmets en atelier.