Huit heures de slam avec les 5e du collège Jean-Zay, à Lormont

Au collège Jean-Zay de Lormont, une vingtaine de 5e ont suivi huit heures d'atelier slam, en séances de deux heures. Thème libre : certains ont écrit sur le foot, d'autres sur l'avenir, d'autres encore sur le monde qu'ils imaginent.

Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope

Illustration au trait d’une classe de collège attentive pendant un atelier
Ce n’est pas la première fois que j’interviens dans cet établissement.

Une vingtaine d'élèves de 5e, huit heures d'atelier slam réparties en séances de deux heures, au collège Jean-Zay de Lormont. Ce n'est pas la première fois que j'interviens dans cet établissement, et cette continuité change la façon dont un projet se monte.

Le contexte : un établissement qui reconduit

Revenir dans un collège qu'on connaît déjà fait gagner du temps sur tout ce qui n'est pas l'atelier : les créneaux, la salle, les habitudes de l'équipe. Ça permet aussi d'ajuster le format à ce qui a fonctionné ou moins bien fonctionné la fois précédente. Lormont fait partie de ces établissements de la rive droite bordelaise où le slam s'est installé dans le paysage.

Le déroulement des quatre séances

Huit heures en séances de deux heures, c'est le format que je recommande le plus souvent : assez court pour tenir l'attention d'une classe de 5e, assez étalé pour que les textes reposent entre deux séances. On avance par étapes — jeux oraux, masterclass de poésie, écriture, réécriture, mise en voix — et chaque séance commence par redire à voix haute ce qui a été écrit la fois d'avant.

Illustration au trait d’un intervenant devant une classe, au tableau

Les techniques travaillées

Le programme habituel du slam en collège : figures de style, allitérations, schémas de rimes, puis tout le travail sur l'oral — le souffle, le regard, les silences. Ce sont les notions du chapitre poésie du programme de français, mais abordées dans l'ordre qui sert le texte de l'élève plutôt que celui du manuel.

Ce que les élèves ont travaillé

Le thème était libre, et c'est ce qui donne sa valeur à l'exercice. Certains ont écrit sur le foot, d'autres sur leur avenir, d'autres sur des questions sociales, d'autres encore ont imaginé un monde. Laisser le sujet ouvert produit des textes plus sincères qu'un thème imposé, et ça oblige chacun à trouver ce qu'il a envie de dire avant de chercher comment le dire.

Illustration au trait d’élèves en train d’écrire à leur table

Le moment marquant

Ce qui frappe avec un thème libre, c'est l'écart entre les textes d'une même classe. Deux élèves assis côte à côte écrivent l'un sur un match, l'autre sur ce qu'il craint de devenir — et les deux textes tiennent debout. C'est le moment où une classe cesse d'être un groupe pour devenir vingt personnes.

Ce que ce projet a permis d’explorer

Ce projet confirme l'intérêt d'un format étalé quand l'établissement peut le permettre. Si votre collège de Gironde envisage un parcours slam sur plusieurs séances, parlons du calendrier.

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Esope conçoit des ateliers de slam, d'écriture, de poésie, de rap et d'éloquence adaptés aux publics, aux objectifs et au contexte de chaque structure.

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