Une semaine de battle de compliments pendant les vacances, à Mérignac

Pendant les Vacances Apprenantes à Mérignac, douze jeunes de 11 à 15 ans ont suivi deux heures d'atelier par jour, du lundi au vendredi. La restitution s'est jouée à l'Espace Jeunes devant une cinquantaine de jeunes qui criaient à chaque punchline.

Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope

Illustration au trait d’un groupe de jeunes devant un bâtiment scolaire
Cinq jours de suite, deux heures par jour, en pleine période de vacances.

Douze jeunes de 11 à 15 ans, deux heures par jour du lundi au vendredi, à l'école élémentaire du Parc à Mérignac, dans le cadre des Vacances Apprenantes. Un battle de compliments monté en cinq jours, avec une contrainte que le scolaire ne connaît pas.

Le contexte : on est en vacances, et ça change tout

Un groupe scolaire est là parce qu'il doit y être. Un groupe de vacances est là parce qu'il a bien voulu venir, et il peut décrocher à tout moment. Il faut donc l'accrocher et le divertir autant que le faire travailler — non pas en baissant l'exigence, mais en rendant chaque séance assez vivante pour qu'ils reviennent le lendemain de leur plein gré.

Le déroulement de la semaine

Le procédé habituel du battle de compliments, étalé sur cinq jours : observer l'autre, trouver ce qu'il a de singulier, le transformer en punchline valorisante, puis apprendre à la placer. Deux heures par jour est un rythme confortable pour ce format — assez pour avancer, assez court pour qu'on n'ait jamais le temps de s'ennuyer.

Illustration au trait de jeunes en extérieur, sac au dos

Les techniques travaillées

Le battle emprunte ses codes à la vanne et à la punchline pour les retourner en éloge : métaphore, comparaison, amplification. On y travaille aussi l'éloquence au sens strict — le placement de la voix, le regard, le silence avant la chute. C'est un exercice rhétorique complet déguisé en jeu.

Ce que les jeunes ont travaillé

Regarder quelqu'un pour trouver ce qu'il a de bien, c'est un exercice plus difficile qu'il n'y paraît à cet âge. Le format oblige à observer l'autre avant d'écrire sur lui, et à assumer publiquement une parole positive — ce qui, dans un groupe d'adolescents, demande plus de courage qu'une vanne.

Illustration au trait d’un groupe de jeunes devant une scène

Le moment marquant

La restitution s'est déroulée à l'Espace Jeunes de Mérignac, devant une cinquantaine de jeunes qui criaient à chaque punchline, dans les codes du battle. Excellente soirée — et pour les douze participants, la démonstration qu'une semaine de vacances peut produire quelque chose qu'on défend devant une salle pleine.

Ce que ce projet a permis d’explorer

Les dispositifs de vacances sont un terrain idéal pour le battle de compliments : le format est ludique, la restitution rapide, et le groupe repart avec quelque chose. Si vous organisez un accueil de loisirs ou un dispositif de structure jeunesse, parlons du format.

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