Un battle de compliments avec des 8-12 ans, au Barp
Au point rencontre jeunes du Barp, six jeunes de 8 à 12 ans ont monté un battle de compliments en trois séances. Jeux à l'oral, cartes de jeu de société détournées, tirage au sort des duels — et une restitution devant les élèves d'une école primaire.
Auteur : Esope · Intervenants slam : Esope
Six jeunes de 8 à 12 ans, trois séances de deux heures, au point rencontre jeunes du Barp. Un battle de compliments à cet âge, c'est un format que j'aborde autrement — et c'était très fort.
Le contexte : un public plus jeune que d’habitude
Le battle de compliments se pratique le plus souvent au collège et au lycée. Avec des 8-12 ans, les codes de la punchline ne sont pas encore installés, et il serait absurde de leur demander de manier l'ironie retournée. Le format se déplace donc vers le jeu pur : on cherche ce qu'on admire chez l'autre, et on le dit bien.
Le déroulement des trois séances
On a commencé par des jeux à l'oral, puis par des jeux que j'inventais au fur et à mesure avec des cartes de jeu de société. C'est une façon de faire que ce public impose : à cet âge, un dispositif qui ne bouge pas perd le groupe en dix minutes. Ensuite, tirage au sort de qui affronte qui — et c'était parti pour l'écriture, dans la joie et la bonne humeur.
Les techniques travaillées
Les mêmes qu'ailleurs, mais sans le vocabulaire technique : trouver une image, la rendre concrète, la placer au bon moment. Le tirage au sort des duels fait une partie du travail à ma place — il donne à chacun une cible précise, ce qui est infiniment plus mobilisateur qu'une consigne générale.
Ce que les jeunes ont travaillé
Dire du bien de quelqu'un en public, ce qui n'est facile à aucun âge. Le battle de compliments a ceci de particulier qu'il transforme cette difficulté en compétition : on ne complimente pas parce qu'on y est invité, on complimente pour gagner. C'est ce détournement qui le rend efficace.
Le moment marquant
La restitution s'est déroulée dans une école primaire, devant les plus petits. L'ambiance était incroyable, et les six participants étaient très fiers d'eux — c'est un des effets que je cherche le plus : mettre un groupe en position de transmettre à plus jeune que lui. On n'est plus l'élève de quelqu'un, on est celui qui montre.
Ce que ce projet a permis d’explorer
Ce projet élargit le battle de compliments vers un public plus jeune que celui auquel on le destine d'ordinaire. Si vous animez un accueil de loisirs ou un point rencontre jeunes en Gironde, parlons du format adapté à votre tranche d'âge.